QVT, QRH est-ce que l’un va sans l’autre ?

Oct 3

QVT, QRH est-ce que l’un va sans l’autre ?

QVT, QRH est-ce que l’un va sans l’autre ?
QVT, QRH est-ce que l’un va sans l’autre ?

Qualité de vie au travail,  qualité des relations humaines est-ce que l’un va sans l’autre ?

Par définition, la qualité de vie au travail (QVT) est un état général de bien-être ressenti par les personnes dans leur milieu de travail. On décrit généralement la QVT à l’aide des indicateurs suivants :

  • le sens du travail
  • l’engagement organisationnel
  • le sentiment d’appartenance à l’organisation
  • le sentiment de dignité et d’accomplissement dans son travail
  • l’atteinte de l’équilibre entre le travail et la vie privée.

La qualité des relations humaines (QRH) est la capacité de développer auprès des personnes dans leur milieu de travail : la compétence relationnelle, la qualité comportementale, l’appartenance à un collectif de travail, la confiance.

Pouvons-nous aujourd’hui dans les différentes organisations négocier la QVT sans nous soucier de la QRH ? Pouvons-nous en 2018 penser que les organisations peuvent continuer à avoir un management qui ne prend pas en considération la qualité des relations humaines ?

Résultat de nos enquêtes sur le terrain

Depuis 2012, nous menons des enquêtes dans différents milieux afin de déterminer les caractéristiques d’un travail qui a du sens. Nous en avons déterminé six principales, décrites au tableau 1.

Qualité de vie au travail, qualité des relations humaines est-ce que l’un va sans l’autre ?
Qualité de vie au travail, qualité des relations humaines est-ce que l’un va sans l’autre ?

Nous avons aussi constaté que de trouver un sens à son travail était associé à des états psychologiques positifs, comme le bien-être psychologique et l’engagement affectif. Ainsi, le sens du travail aurait des effets protecteurs, voire bénéfiques pour la santé des personnes.

Par ailleurs, les facteurs de souffrance au travail ont été clairement déterminés par des travaux sur le stress. Ce sont généralement : la charge et le rythme de travail inadéquats; les horaires à risque (rotatifs, variables, imprévisibles, de nuit, nombre d’heures de travail); un futur d’emploi incertain (l’absence de stabilité); le manque de reconnaissance et de soutien; la faible autonomie et la possibilité d’utiliser ses compétences.

Lorsqu’ils sont inadéquats, ces facteurs peuvent engendrer des problèmes de santé affectant la capacité des personnes à travailler. Ils constituent donc la cible des gestionnaires et des conseillers en santé au travail pour prévenir la maladie et la détresse psychologique. Les facteurs de plaisir au travail sont moins connus et reconnus dans les milieux de la recherche. Cependant, nos enquêtes sur la QVT, QRH nous ont permis d’en déterminer plusieurs : les occasions d’apprentissage et de développement ; l’utilité sociale du travail; la rectitude morale des processus, des pratiques et des résultats; la qualité des relations humaines (QRH) (connections positives).

Conclusion

Nos enquêtes sur le sens au travail, la santé mentale et l’engagement des employés nous amènent à proposer un modèle (tableau 2) décrivant les relations entre le travail, le sens au travail, la santé et les indicateurs de performance comme l’engagement et la vigilance au travail. Dans ce modèle, l’organisation du travail est présentée comme un déterminant de la santé des employés, de leurs attitudes et de leur performance.

Son impact varie selon le sens que lui attribuent les employés. Si l’individu perçoit positivement son travail (activités quotidiennes concrètes), les conditions dans lesquelles il l’accomplit (santé et sécurité, environnement physique, etc.) et les relations établies (avec son supérieur, ses collègues, la clientèle, etc.), alors il aura tendance à y trouver du sens. Par conséquent, il se sentira bien physiquement et mentalement. Il sera donc enclin à se présenter à l’heure à son travail, à s’engager dans ses activités, à se montrer vigilant dans l’exercice de ses fonctions, à coopérer avec les autres pour atteindre les objectifs fixés et à donner le rendement attendu. À l’opposé, s’il perçoit négativement l’organisation du travail, il aura tendance à trouver que son travail n’a pas de sens, pas plus que le milieu dans lequel il travaille, et à présenter des symptômes de stress, voire de détresse. Afin de maintenir sa présence au travail, son engagement et un niveau de performance acceptable, il devra mobiliser des stratégies défensives. Lorsque celles-ci seront épuisées, ses résultats se détérioreront : absentéisme, désaffection, inattention, conflit, minimalisme. Le sens que les individus donnent à leur travail et aux relations qu’il engendre dépend de plusieurs facteurs ou différences individuelles, dont le sexe (âge, attitudes, etc.), le travail affectif et le style d’attribution.

Qualité de vie au travail, qualité des relations humaines est-ce que l’un va sans l’autre ?
Qualité de vie au travail, qualité des relations humaines est-ce que l’un va sans l’autre ?

Nous pouvons réaliser ces enquêtes dans votre organisation et ainsi pouvoir avec vous construire une QVT-QRH qui à du sens et qui permettra de développer des situations de travail préservant la santé des salariés et permettant à l’entreprise d’atteindre ses objectifs.

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